Il y a des journées qu’on n’oublie jamais.
À l’époque, j’étais mécanicienne automobile. Enfin… apprentie, pour être précise. J’ai passé six ans en apprentissage en mécanique auto à Toulouse. À ce moment là, je travaillais pour Renault.
Le jour où j’ai compris que je n’avais pas seulement des voitures entre les mains
Quatre personnes arrivent au garage, visiblement tendues.
Ils viennent de parcourir environ 600 kilomètres depuis Paris.
Ils expliquent qu’ils sortent juste du garage du même nom à Paris pour la révision de routine.
Quelque chose ne va pas. Un bruit étrange. Une sensation bizarre. Pas franchement rassurante.
Je monte la voiture sur le pont.
Et là, je reste figée.
Toutes les roues penchaient vers l’intérieur.
Aucune n’était correctement boulonnée.
Pas “un peu desserrée”.
Pas “mal serrée”.
Pas serrée du tout. Point.
Ils avaient roulé sur l’autoroute à plus de 130 km/h, à quelques minutes, peut-être quelques secondes, d’un accident dramatique. Une roue qui lâche à cette vitesse, et l’histoire aurait été toute autre.
Je leur ai dit très calmement, mais très clairement, que la personne qui avait fait l’entretien à Paris méritait d’être virée sur-le-champ. Et je ne plaisantais pas.
Le moment où tout change
Ce jour-là, j’ai compris quelque chose de fondamental.
Je n’avais pas seulement des voitures entre les mains.
J’avais des vies.
D’un coup, le métier a pris une autre dimension.
Ce n’était plus juste une question de technique.
Ni même de compétence.
C’était une question de responsabilité.
À partir de ce jour-là, j’ai changé ma façon de travailler. Je vérifiais tout. Deux fois. Parfois trois. Il m’arrivait de sortir discrètement avec une clé après une intervention, juste pour être sûre. Par conscience.
Parce que l’erreur ne se voit pas toujours tout de suite.
Mais quand elle se voit, il est souvent trop tard.
Ce que la mécanique m’a appris, bien au-delà des moteurs
Aujourd’hui, je ne travaille plus avec des écrous et des boulons.
Mais le principe est exactement le même.
Quand j’accompagne un client, ce qui est en jeu n’est pas “juste” un site, une stratégie ou une offre. C’est la stabilité de son activité. Son énergie. Sa capacité à tenir sur la durée.
Si ses roues se décrochent, les miennes aussi.
Le succès n’est jamais un acte isolé.
C’est un système.
Et dans un système, chaque élément mal fixé finit par lâcher.
La responsabilité, version business
Beaucoup de gens abordent le business comme une suite d’actions à empiler. Une stratégie par-ci. Un outil par-là. Un prestataire qui “fait”. Un autre qui “répare”.
Mais sans structure claire, sans cohérence, tout tient par miracle.
J’ai vu trop d’entrepreneurs rouler vite avec des fondations bancales.
Et souvent, ils ne se rendent compte du problème qu’au moment de l’impact.
Là où Brand Clarity prend toute sa place
En mécanique, le vrai danger n’est jamais ce qui est visiblement cassé.
Le vrai danger, c’est ce qui a l’air de fonctionner.
Une roue peut tenir.
Un moteur peut démarrer.
Une voiture peut rouler.
Et pourtant, si les points de fixation sont mauvais, tout peut lâcher à grande vitesse.
En business, c’est exactement la même chose.
Brand Clarity, pour moi, c’est ce réflexe appris très tôt :
ne pas se fier aux apparences.
Avant d’accélérer, on vérifie :
- si l’offre est réellement cohérente,
- si la posture est juste,
- si le positionnement correspond à qui tu es vraiment,
- et si l’ensemble peut tenir dans le temps.
Parce qu’un business qui avance vite sans clarté,
ce n’est pas de l’audace.
C’est une prise de risque inutile.
Une question simple, au fond
Quand tu avances dans ton business, est-ce que tu sais vraiment ce qui tient ton système en place ?
Ou est-ce que tu espères juste que ça ne lâchera pas trop vite ?
Moi, j’ai appris très tôt qu’on ne joue pas avec la sécurité.
Ni sur la route.
Ni dans la vie professionnelle.
Et c’est pour ça que, oui…
je vérifie toujours tout deux fois.

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