Pourquoi c’est si difficile pour une femme d’être entrepreneure dans un monde patriarcal

✍️ Delphine | 🗂️ Mindset, Regard Critique | 🕒 

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On dit souvent aux femmes que si l’entrepreneuriat leur semble difficile, c’est qu’elles n’ont pas le bon mindset, qu’elles manquent de discipline ou d’ambition. On leur explique qu’elles doivent travailler plus, s’organiser mieux, être plus « stratégiques ».
Ce discours a l’avantage d’être simple. Il a surtout l’avantage de ne jamais remettre le système en question.

Parce que le vrai problème n’est pas que les femmes seraient moins capables.

Le problème, c’est que le monde du travail, et plus encore celui du business, a été pensé par des hommes, pour des hommes, sur des rythmes, des valeurs et des logiques qui ne prennent absolument pas en compte la réalité féminine.

Dans le monde salarié déjà, les règles ne sont pas neutres. Les femmes gagnent moins, progressent moins vite, et doivent constamment prouver davantage. Mais au-delà des chiffres, ce qui pèse vraiment, c’est ce qui n’est jamais comptabilisé.
La charge mentale.
La gestion du quotidien.
Les enfants.
L’organisation invisible.

Tout ce travail silencieux qui ne rentre dans aucune case Excel, mais sans lequel rien ne fonctionne.

Et quand la famille explose, ce qui arrive de plus en plus souvent, ce poids retombe majoritairement sur les femmes. Elles se retrouvent seules avec leurs enfants, seules avec les décisions, seules avec la responsabilité financière, émotionnelle et logistique.
Dans ces conditions, entreprendre n’est pas un « choix de carrière ». C’est souvent une tentative de survie. Et on ose encore leur dire qu’elles n’en font pas assez.

On a aussi vendu aux femmes une autre idée dangereuse : pour réussir, il faudrait faire comme les hommes. Penser comme eux. Travailler comme eux. Diriger comme eux.
Certaines y arrivent. Mais à quel prix.

Les femmes de pouvoir qui adoptent les codes masculins ne transforment pas le système.

Elles le reproduisent. Parfois même de manière plus violente encore. Parce qu’elles ont dû s’endurcir pour exister, elles tolèrent moins la fragilité des autres. Elles deviennent exigeantes, froides, coupées du vivant.
Ce n’est pas du leadership. C’est de la survie dans un environnement hostile.

Le problème, ce n’est pas que les femmes seraient « trop sensibles ».
Le problème, c’est qu’on leur demande de fonctionner contre leur propre nature.

Une femme n’est pas linéaire. Elle n’est pas constante.

Elle ne dispose pas de la même énergie, de la même clarté mentale, de la même capacité de projection tous les jours, toute l’année. Et ce n’est pas une faiblesse.
C’est une donnée biologique, hormonale, cyclique, que l’on a appris à nier plutôt qu’à comprendre.

Pendant longtemps, j’ai cru que le problème venait de moi. Que je manquais de discipline. Que je n’étais pas assez régulière. Que je devais me forcer à tenir un rythme qui, manifestement, ne me convenait pas.
Ce n’est que le jour où j’ai commencé à observer mon fonctionnement réel, sans le juger, que quelque chose a commencé à s’éclairer.

C’est ce que la symptothermie m’a appris.

Pas à contrôler mon corps, mais à le lire.
À comprendre que mon énergie suit des phases, des saisons. Que certaines périodes sont naturellement propices à l’élan, à la prise de décision, à la vente, à la prise de parole. Et que d’autres appellent à ralentir, à structurer, à trier, à réfléchir, à intégrer.
Ce travail plus silencieux, moins visible, mais absolument essentiel pour que tout le reste tienne.

Ignorer ces cycles, c’est entrer en lutte permanente avec soi-même.
Les respecter, c’est retrouver une forme de puissance calme, beaucoup plus durable que la performance forcée.

Mais le monde du business ne tolère pas ça. Il valorise la constance artificielle, la présence permanente, la disponibilité totale.

Alors les femmes compensent. Elles surcompensent. Elles travaillent quand leur corps dit stop. Elles empilent les offres. Elles proposent 36 000 services incohérents. Et elles s’épuisent.

Cette dispersion n’est pas un problème de stratégie.
C’est un symptôme.
Le symptôme de la peur.
Le symptôme de l’insécurité.
Le symptôme d’un système qui pousse à la réaction permanente plutôt qu’à la construction.

Faire comme les hommes dans ces conditions, ce n’est pas réussir.
C’est se trahir.

Tu n’as pas besoin de multiplier les offres pour être crédible.

Tu as besoin de cohérence. De clarté. D’un socle suffisamment solide pour ne pas dépendre de chaque opportunité, de chaque mode, de chaque injonction extérieure.
Vendre un ou deux services clairs, alignés, maîtrisés, n’est pas une limitation. C’est une stratégie de business intelligente.

Et c’est exactement là que Brand Clarity prend tout son sens.

Brand Clarity, ce n’est pas du marketing. Ce n’est pas du personal branding superficiel. C’est un travail de fond. Un travail qui consiste à arrêter de courir après ce qui pourrait marcher, pour construire quelque chose qui tient, qui respecte ton rythme, ton énergie, ton corps, ta réalité.

Dans un monde patriarcal qui valorise la force brute, la vitesse et la domination, la clarté est un acte de résistance. Elle permet de sortir de la dispersion, de réduire la charge mentale, et de bâtir un business qui ne te demande pas de t’effacer pour exister.

Être femme entrepreneure est difficile parce que le système n’a jamais été conçu pour toi.
La question n’est donc pas de savoir comment t’adapter à ce système.
La vraie question est de savoir comment construire le tien.

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